mardi 30 novembre
Blagua de moma

Aujourd'hui est un jour sans mystère.
En effet, tout le monde sait ce que c'est, le truc au-dessus.
Bien sûr j'aurais pu vous poser des questions complémentaires, et en profiter pour mieux vous connaître.
Le
nombre de diagonales se croisant à angle droit, pour savoir si vous
avez l'oeil habile, le doigt ferme et l'esprit avisé d'un esthète.
Le
numéro de téléphone des objets trouvés de l'édifice, pour apprendre si
l'émotion vous y avait déjà fait perdre un coeur ou une âme.
Le jour de fermeture, pour vérifier si ça vous avait passionné au point de vouloir y emmener vos mômes un mercredi.
Mais non, aujourd'hui est un jour de novembre ordinaire, dénué de mystère et donc sans nuée de questions piaillantes.
Profitez-en pour souffler: après-demain on recommence.
lundi 29 novembre
Hésiter ou ne pas hésiter ?
(Tentative de simulation de blog de fille, pour voir.)
(Pardon, les filles.)
Aujourd'hui, j'hésite.
Oui, il faut que je vous raconte.
Bien sûr la soirée d'hier avec B. était merveilleuse. Mais les soirées
avec B. sont tellement merveilleuses, que ça en devient ennuyeux. Cette
sorte d'assurance de perfection... J'aimerais presque qu'il se passe
quelque chose de travers, parfois. Un bel impondérable de derrière les
fagots. Un appel de T. par exemple, au moment du café ?
Pauvre T. qui ignore encore tout. Mais je ne peux me résoudre à lui
faire cette peine, aussi. Pauvre T., si fidèle et si fragile. En plus
nos dernières vacances étaient tellement merveilleuses. Cela faisait
bien longtemps que nous n'avions connu pareille harmonie. Tout allait
de soi. Tout était léger, et simple, et lumineux. Pourquoi juste cet
été ? Cette douceur si particulière à Hawaï, peut-être, après tous ces
juillets à Plougastel ? La vie est si mystérieuse.
Non,
vraiment, avouer à T. ! De toute façon, comment puis-je avouer
l'existence de B. à T. alors que je n'ai même encore rien dit de B. à
O. ? Et puis O., de toute façon, il est impossible de lui dire quoi que
ce soit en ce moment. C'est à peine si on se parle, même nos lundis.
Ah, nos lundis, quand j'y pense... vivement lundi.
A première
vue cela peut sembler compliqué ces histoires, mais en fait c'est
enfantin: il faut qu'on s'occupe un peu de moi. Sinon, je m'ennuie. Au
fond vraiment, oui si je me regarde vraiment vraiment, oui non avec le
regard objectif que pourrait avoir ma mère par exemple, hé bien en
réalité, j'ai besoin de vivre simplement. En fait je n'aspire qu'à une
seule chose, me retrouver enfin moi-même, voyez-vous, au lieu de
vouloir contenter chacun. Les hommes sont si compliqués, aussi.
Alors, moi qui aime tant la simplicité, à cause de cela aujourd'hui j'hésite.
Hé oui, pour le w.e. en Normandie, proposé si gentiment et depuis si longtemps, je lui dis quoi, à J-L. ?
dimanche 28 novembre
Les petits ruisseaux...

Là, selon votre humeur, vous pouvez imaginer soit une forêt chimérique
à l'instant de l'enchantement, vous savez cette micro-seconde où tout
va se transformer et donc où tout se fige dans une lumière
surnaturelle, soit au contraire une eau sulfureuse et stagnante et
vouloir monter le son pour mieux entendre les moustiques.
Vous auriez presque raison: cette forêt n'est pas une forêt ordinaire.
Regardez mieux.
A votre avis quelle est la largeur du ruisseau ?
Marquez-la ici: _ _ _
Ou là: _ _ _
C'est comme vous voulez.
De toute façon, elle sera fausse.
Maintenant, voyez-vous les deux bricoles un peu plus noires à la verticale de l'Arbre Double, et juste au bord de l'eau ?
Ce sont des touristes.
Celui de droite fait un petit signe et celle de gauche médite.
Oh, bah, elle médite sûrement devant la largeur de la rivière, la
couleur de l'eau à cet instant-là, les arbres incroyables, et se
demande aussi pourquoi son copain, à droite, n'est pas plus près d'elle
quand elle médite sur de vastes choses, tout de même.
samedi 27 novembre
Dialogue de métro
C'était à propos de poésie.
Ils s'engueulaient, bien sûr.
Lui
La rime ! Et pourquoi donc cette forme vieillotte
Où si je veux dire "eau", je dois dire "la flotte" ?
Elle
Oui, les vers, mon ami, cet art magique et beau,
Qui, pour dire "la flotte", oblige à dire "l'eau".
(Au fait, y a gourance, c'était pas un dialogue de métro, c'était un dialogue de métrique.)
vendredi 26 novembre
Mers et marines

Cette image plus étendue, c'est une simple envie d'élargir la perspective.
En fait je me demande si les marines ne sont pas plus larges que les tableaux normaux juste pour qu'on puisse s'évader.
Quoique cette image soit encore plus allongée qu'un format marine standard.
C'est un format marine allongé.
Pourtant on ne voit pas de marine allongé, ici.
Même si on dirait un format de périscope de conducteur de char, ce format.
Et une couleur de système de vision thermique, cette couleur.
Non, on voit juste la mer.
Et c'est une simple mer de marine.
Avec à gauche une sorte de jetée ravagée qui s'y enfonce.
Même pas une mère de marine allongé, donc.
On aurait pu confondre, avec toute cette eau qui s'en échappe.
Et tout ce ravage qui s'y jette et s'y enfonce.
Evidemment que la mère d'un marine contient autant d'eau que la mer d'une marine.
Et autant d'eau qu'une mère d'adversaire de marine. Evidemment.
Evidemment que c'est à cause de toutes ces mères que la mer est salée.
Tout le monde le sait.
Oui, tout le monde le sait.
Bon, heu, je ne suis pas fait pour les perspectives élargies, moi, on dirait.
Allez, musique.
jeudi 25 novembre
Ah les filles, ah les filles
On me dit en privé: "Ouais, y en a que pour les filles, ici !"
Ben ouais, y en a que pour les filles, ici.
C'est pas que j'aime pas les gars, y sont sympas et tout, mais bon,
j'aime pas le foot, j'aime pas la bière, j'aime pas les bagnoles
tunées, alors bon, non ? Pardon les gars, mais bon, j'aime pas le foot,
j'aime pas la bière, j'aime pas les bagnoles tunées, alors bon, hein.
(Je répète c'est pour les gars, souvent y faut répéter avec les gars).
(En plus).
Tandis que les filles tu leur dis une fois, hop c'est tout bon. A z'ont compris.
Des fois même, t'as pas besoin de leur dire rien.
A devinent avant même que tu dises !
C'est à peine que t'as picoré les mots de ta phrase et que t'élabores, pof, a z'ont deviné.
Des fois, c'est même avant que t'ayes l'idée qu'a devinent, les filles...
Alors tu vois quand t'écris c'est reposant.
Tu peux faire dans le léger.
Dans l'allusif.
Dans le songé, même.
...
Comme là.
mercredi 24 novembre
Sans courtisane

Mais avec misère et splendeurs.
Djakarta, Kinshasa, Haïti ?
Ou au contraire Paris, Londres, Milan, New-York ?
Et pourquoi pas un autre ailleurs encore ?
Où l'essentiel serait de vivre "avec, dans les regards, des ors et des couchants", comme disait ce cher vieil Emile ?
mardi 23 novembre
Found in translation !
Devinez qui on peut faire apparaître dans une traduction...
Une amie d'outre-atlantique a eu la bonne idée de m'envoyer une version
de ma note du 17 novembre, traduite automatiquement par Google.
Ci-dessous un extrait traduit du dialogue avec le quidam.
"- You hold there ! Yes not you who read me but the other there,
behind. Yes, here, you. Thus come a little by here. Do not be afraid.
(It is timid then, this one ! Ever made of evil to a quidam, I will not
start now). Then thus, you who pass, do you prefer that I speak to you
or of me ?
- ...(inaudible)
- You ? But do not have shame, it is quite natural. Thank you well in any case."
Allez, thou ! On dirait pas du Shakespeare, là ?
La technologie de pointe, c'est encore plus efficace que Mickey à travers les âges...
lundi 22 novembre
Le retour de l'Ombre Jaune

Une "cage pour âme", image de Piotr Kowalik.
Ame-alien ou aliénée, emprisonnée dans un parchemin de traverse...
dimanche 21 novembre
Essai d'intensificateur d'audience
Suite à l'analyse des principaux mots ayant conduit des utilisateurs de
Google à s'échouer sur mon blog comme de vieilles baleines couillues,
j'ai décidé d'augmenter temporairement mon audience, grâce à l'usage
concentré ici-même des expressions suivantes:
"filles nues, seins nus, corps nus, fesses à l'air, belles filles, super+nanas, topmodels, célébrités à poil "
Et hop, voyons voir.
Hum, je me demande si c'est suffisant, cela dit.
Faut être un peu plus animal, tout de même, au vu des mots-clés.
Alors "minou, chatte" ?
...
Quoi, plus sauvage ?
"chatte tigrée" ?
...
Ah, du fantasme pur aussi ? Qu'à cela ne tienne ! Et puis, mondialisons un peu !
"Anna Sinclair desnuda, Sharon Stone habilled, George Bush fucking Condoleezza Rice " ?
...
Oui, les filles vous avez raison, faut pas que je déséquilibre ma très agréable disparité femmes/hommes.
Alors, allons-y pour quelques grammes de "fretilling zifolard of George Clooney" par exemple.
Bon, si vous avez d'autres idées...
