Saint-Lunaire et les mystères de l'existence

Variations imprévisibles sur l'existence et ses produits dérivés.

mercredi 15 décembre

Le pauvre musicien

Un musicien toujours gamin
Qui s'amusait d'une amusette
Cheminait sur un clair chemin
Sans même un bal dans sa musette.

C'est que c'était un musicien
Qui n'avait jamais l'air de rien.

Il cheminait par ces chemins
Puis séduisait quelque grisette,
Promettant un brin de jasmin
Ou bien un bal de sa musette.

Mais ce n'était qu'un musicien
Qui n'avait jamais l'air de rien.

Parfois il troquait son jasmin
Contre un brin d'ardente causette,
Son âme contre un parchemin,
Puis espérait, pour sa musette.

Car il était vrai musicien
En dépit de son air de rien.

Une âme contre un parchemin,
Un rire pour une bisette,
Ces légers échanges carmins
Ne garnissaient pas sa musette.

Mais bon quand on est musicien,
On n'est pas musicien pour rien:

Pour quelques échanges carmins,
Et quelques voltes de nuisette,
Le musicien, toujours gamin,
Se fichait bien de sa musette.

Plaignez le pauvre musicien,
Il n'aura jamais l'air de rien.

Note émise par saint_lunaire à 00:00 - Couleurs des mots - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    L’appeau, œuvre des muses chiennes

    Il y avait un musicien
    Qui s?amusait, muses en tête,
    A parcourir tous les chemins
    Sans mettre un Là dans sa musette.

    C?est que c?était un musicien
    Qui avait un air tacticien.

    Il cheminait, faux air gamin,
    Guettant les Ninon les Lisette
    Qui auraient rêvé d?un béguin
    Aussi vide que sa musette.

    Mais ce n?était qu?un musicien
    Qui avait un air comédien.

    Parfois il flairait le béguin
    Et se servait d?une épuisette
    Pour mettre dans le flot sanguin
    Plus de notes qu?en sa musette.

    Car s?il était vrai musicien
    Avait l?influx épicurien.

    Pour mettre dans le flot sanguin
    Autant d?espoir que de disette
    Des c?urs il se jouait malin
    Et laissait vide sa musette.

    Mais tant qu?à être musicien
    Autant voyager aérien.

    Des c?urs joués au plus malin
    Aux émotions qu?on époussète
    Le musicien tout patelin
    En avait percé sa musette.

    Alors les Muses pour son bien
    Lui soufflèrent son air de rien.

    Posté par o4vents, jeudi 16 décembre à 22:11
  • Et c'est pourquoi le musicien,
    Conduit par une muse chienne,
    Figea ses jeux de jeune chien
    Devant une oeuvre musicienne.

    Posté par saint_lunaire, vendredi 17 décembre à 11:50

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