Saint-Lunaire et les mystères de l'existence

Variations imprévisibles sur l'existence et ses produits dérivés.

jeudi 09 décembre

De la dynamique des blogs

Je lisais récemment un papier sur la dynamique des corrélations. Oui oui, juste la synthèse !

a- lorsqu'une molécule en rencontre une autre, chacune emporte un souvenir de la collision sous forme d'une nouvelle vitesse, corrélée, qui dépend de sa vitesse précédente et de la vitesse de l'autre, et qui détermine donc la suite de son parcours. Sa prochaine collision n'aura lieu qu'à cause de la dernière, sinon la molécule se serait trouvée ailleurs à ce même instant.
b- les équations associées sont irréversibles: il est impossible d'annuler une collision passée.
c- l'ensemble des trajectoires possibles pour un groupe de molécules se réduit de plus en plus avec le temps, équivalant à une réduction de l'amplitude de variation des trajectoires individuelles, même si chacune reste libre.

Alors on se met à penser aux blogs, évidemment !

a- on voit bien que chaque collision blog/lecteur génère une nouvelle trajectoire de butinage, ne serait-ce qu'à cause des liens proposés, mais aussi à cause des réflexions produites.
b- on sait bien que chaque lecture, chaque dialogue, chaque rencontre est ineffaçable.
c- on connaît bien la propension de chacun à évoluer dans un cercle de plus en plus réduit de blogs tiers, avec le temps, même si parfois on se réserve quelques chevauchées anarchiques juste pour dire qu'on part à la découverte, ce jour-là.

Et on se dit alors qu'avec nos milliards de neurones et notre libre-arbitre, on est aussi prévisibles qu'une simple molécule...

Note émise par saint_lunaire à 00:00 - Couleurs du temps - Commentaires [8] - Permalien [#]

Commentaires

    CQFD ?

    Si j'ai bien compris:
    Plus le nombre de collision est élevé, plus l'amplitude des trajectoires individuelles se réduit?
    (Avez vous idée du nombre de collisions?)
    Donc :
    Le molécule-lecteur devient ainsi mono-blog???

    Au secours! C'est par où, l'équation de sortie?

    Posté par QuadraTure du O, samedi 11 décembre à 06:18
  • Oui, on pourrait aussi traduire ça par le fait que l'expérience blase.

    Posté par saint_lunaire, samedi 11 décembre à 11:59
  • Je ne pense pas que les trajectoires virtuelles suivent les règles établies de la Science. Imaginons une collision : "aïe, t'es con, tu m'as fait mal." Hop, pirouette arrière, croche patte et je file... Un petit groupe là, slalom entre quelques blogs occupés à se collisionner, "oh, les jolies colors, tiens je vais m'y attarder", pirouette, zigzag, plongeon... un autre, déjà collisionné celui-là, "j'y reviendrai plus tard"... Hop, Hop...

    Posté par Chaperon Rouge, samedi 11 décembre à 13:31
  • Mutation conditionnelle

    Aussi prévisible qu'une simple molécule .... et donc aussi complexe ! Capable d'une infinité de mutations (dépendantes de questions de température, de conditions d'environnement, d'expression des gènes, des spécifications, des transcripteurs...) et troublant focément l'ordre établi, affectant toute régulation... C'est teriblement biochimique tout cela, non ?

    Posté par o4vents, samedi 11 décembre à 17:28
  • Chaperon >> vous avez bien raison, elles suivent en réalité les règles des dessins animés !

    Posté par saint_lunaire, dimanche 12 décembre à 14:45
  • o4vents >> mais ce sont des collisions avec collusion que vous me racontez là !

    Posté par saint_lunaire, dimanche 12 décembre à 14:45
  • ce n'est pas vraiment un problème mais une solution, non ?
    comme dit l'autre prétentieux dans l'helicoptère, et à ce moment là il ne fait que draguer la gonzesse de l'archéologue, du dinosaurien en rève, cette goutte d'eau sur le dos de ma main peut prendre n'importe quelle direction selon d'infime imperfection de ma peau.
    Un papillon bat des ailes.
    Sauf que, la loi, La LOI, que suit cette goutte d'eau est celle de l'attraction universelle, la gravité. Si on en croit l'autre idiot, I.D.I.O.T. mais génial, la preuve de l'existence de la transcendanece universelle vient de la pensée de l'homme quand il pense à cette transcendance ; ou quelque chose de ce genre ; mettons.

    Posté par chpong, dimanche 12 décembre à 23:50
  • suite

    Donc et pour en revenir à nos blog, l'homme est, donc il aime (la femme est un homme ... mettons...), dit-il, et quand il dit "je t'aime" et que vous recevez ce "je t'aime" avec l'attention qu'on doit à l'etre aimé, ce qui se passe est prévisible : c'est port'nawak qui pete les plombs.

    Les conséquences sont imprévisibles, hahahaaaa... ce qui est intéressant c'est moins l'être en lui mème que ce qu'il nous désigne.
    Un genre de lune qui reste la lune quel que soit le doigt qui la montre.

    Posté par chpong, dimanche 12 décembre à 23:55

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